Les règles de vol
Hauteur maximale, distances de sécurité, vol de jour, visibilité directe, zones interdites et procédures avant vol, telles que le RACI 3009 les fixe.
Relu le 15/08/2026 sur le RACI 3009, édition 4, amendement 5.
Édition applicable au 1er janvier 2027. Les références de cette page sont celles de l'édition 4, amendement 5, adoptée le 30 juin 2026. D'ici là, c'est l'édition précédente qui s'impose. Comprendre les trois dates.
C'est le chapitre que tout télépilote devrait connaître par cœur. Il fixe des chiffres, et ces chiffres ne se négocient pas : lorsque le manuel du constructeur est plus restrictif, c'est lui qui s'applique.
Les limitations chiffrées
Le paragraphe 6.19 réunit les valeurs à retenir.
- Hauteur maximale : 390 ft, soit 120 m au-dessus du sol.
- Vitesse maximale : 87 nœuds en vol en palier, soit environ 100 NM par heure.
- Distance latérale d'au moins 50 m de toute personne, bâtiment, structure, véhicule, vaisseau ou animal non lié à l'aéronef.
- Distance entre l'aéronef et son télépilote : 200 m au maximum.
- Interdiction d'opérer au-dessus ou à l'intérieur de toute zone encombrée d'une ville, d'un village ou d'une localité.
- Distance aux nuages : au moins 500 ft, soit 150 m, en dessous, et 2000 ft, soit 600 m, horizontalement.
De jour, et de jour seulement
Toute opération doit être réalisée entre les heures officielles de lever et de coucher du soleil. Le règlement est explicite : les opérations de nuit sont interdites en Côte d'Ivoire. Elles figurent parmi les opérations spéciales, soumises à dérogation de l'ANAC.
Garder l'aéronef en vue
En visibilité directe, le télépilote doit maintenir un contact visuel permanent avec l'aéronef, afin d'en garder le contrôle, d'en connaître la position, d'en apprécier le comportement et de surveiller l'espace aérien. La visibilité horizontale doit valoir au moins deux fois la distance qui sépare le télépilote de l'aéronef, et jamais moins de 200 m. Un vol en immersion suppose un second télépilote disposant de sa propre commande. Un vol hors vue suppose une étude de sécurité fondée sur la méthode SORA.
Ce qui exige une autorisation préalable
Plusieurs situations restent possibles, mais seulement après accord formel de l'ANAC, le plus souvent sur étude de sécurité.
- Voler à moins de 50 m d'une personne ou d'un rassemblement, à quelque hauteur que ce soit.
- Voler au-dessus ou à proximité d'une agglomération ou d'infrastructures urbaines.
- Voler à moins de 10 km du point de référence d'un aérodrome.
- Voler dans un espace aérien contrôlé, ce qui suppose l'accord de l'organisme de contrôle et la publication d'un NOTAM.
- Voler à proximité d'un site d'accident, de sinistre ou d'incendie.
Ce qui est interdit
D'autres situations ne s'ouvrent pas par autorisation ordinaire.
- Télépiloter plus d'un aéronef simultanément.
- Exploiter dans un espace public couvert.
- Survoler les sites de défense et de sécurité, les centrales hydroélectriques ou thermiques, les sites de raffinage, les réserves naturelles, les parcs zoologiques et les centres pénitentiaires.
- Laisser tomber ou larguer un objet, sauf dérogation.
- Exploiter de manière négligente ou imprudente, au risque de la vie ou des biens d'autrui.
Avant chaque vol
Le paragraphe 6.18 impose une préparation formalisée, consignée sur un formulaire.
- Évaluer l'environnement : météorologie locale, espace aérien et restrictions, position des personnes et des biens au sol, autres dangers.
- Établir un plan de vol tenant compte des performances de l'aéronef.
- Briefer toutes les personnes impliquées : conditions, procédures d'urgence et de contingence, rôles, dangers potentiels.
- Vérifier les liaisons entre la station au sol et l'aéronef.
- S'assurer que l'aéronef est en état de navigabilité.
- Disposer d'une autonomie couvrant l'opération, plus au moins cinq minutes après sa fin.
- Définir une zone contrôlée au sol.
« L'exploitant ou le télépilote doit se conformer aux limitations d'exploitation spécifiées dans le manuel d'utilisation du constructeur de l'aéronef si celles-ci sont plus restrictives que les spécifications du présent chapitre. »
RACI 3009, chapitre 6.19.2Cette page n'a pas valeur réglementaire. Elle rend compte du règlement en langage clair, avec ses numéros de paragraphe, pour vous permettre d'aller le lire. La version faisant foi est celle publiée par l'ANAC CI. Vérifiez toujours l'édition et l'amendement en vigueur avant de vous en prévaloir dans un dossier officiel.
Télécharger le RACI 3009 et les autres textes. Une erreur dans cette page ? Signalez-le nous.Les autres volets
Chapitre 10
Obligations du télépilote
Le titre exigé pour piloter un drone en Côte d'Ivoire, les conditions d'aptitude, le carnet de vol et les documents à présenter sur le site.
Chapitres 3, 11 et 14
Sécurité des vols
Système de gestion de la sécurité, déclaration des événements, sûreté de l'aéronef et sanctions encourues par un exploitant de drone en Côte d'Ivoire.
Chapitres 4 et 7
Enregistrement et autorisations
Catégories et classes de drones, enregistrement de l'aéronef, titres d'exploitation délivrés par l'ANAC et pièces du dossier de demande.
Ces règles s'apprennent
Notre formation initiale de télépilote couvre l'ensemble du programme théorique exigé par l'ANAC, réglementation comprise, et conduit à l'attestation sans laquelle rien de tout ceci n'est permis.